RMP sur la RNT dans le Parisien

Les radios associatives craignent pour leur avenir

Louise Colcombet | 19.10.2008, 07h00

ELLES SONT 32 actuellement en Ile-de-France pour une audience de 3,6 %, mais combien survivront ? C’est la question que se posent les radios associatives, avec le passage programmé au numérique en 2009, après la TNT pour la télévision. Un débat qui agitera le Satis (Salon audiovisuel des techniques et du son), qui démarre demain porte de Versailles.
Dans le milieu, l’inquiétude va grandissante.

Une barrière financière difficilement surmontable

« L’intérêt du numérique, outre la qualité, c’est qu’on peut associer et stocker certaines données (nom de l’artiste et de l’album, date de ses prochains concerts, adresse d’une exposition…), détaille Jean-Michel Sauvage, président de la Fradif (Fédération des radios associatives d’Ile-de-France). Mais tout cela a un coût, environ deux fois supérieur à l’analogique. »

Une barrière financière difficilement surmontable pour ces radios à l’économie fragile, d’autant que, parallèlement, les subventions de l’Etat baissent : le principal fonds de soutien tire en effet ses ressources de la publicité dans l’audiovisuel. Or, dès janvier, France Télévisions, gros contributeur, en sera privée…

A Radio Aligre, station historique de la capitale, on a fait ses comptes. « Pour couvrir la même zone, il nous faut plus d’émetteurs et donc… doubler notre budget, soit 300 000 € ! » s’insurge Alexandre Maillet, coordinateur technique, qui a renvoyé un dossier de candidature au CSA, la structure délivrant les autorisations d’émettre.

En outre, les radios devront maintenir simultanément leur émission en analogique, le temps que les ménages français s’équipent en postes numériques. Pour le moment, l’Etat n’a fixé aucune date butoir mais les experts s’accordent sur une fourchette de quinze à vingt-cinq ans !

D’autres petites stations, comme Radio Mille-Pattes, spécialisée dans le reggae et basée à Saulx-les-Chartreux (Essonne), ont d’ores et déjà jeté l’éponge. « Nous ne sommes pas candidat au numérique, explique Sylvain Catrain, l’un des fondateurs. Nous diffusons déjà par Internet et pour nous, c’est ça l’avenir. »

C’est dans ce contexte que la région a voté jeudi le principe d’une aide qui peut aller jusqu’à 15 000 € par an pour chaque station, plus un coup de pouce pour l’équipement. « C’est un ballon d’oxygène, reconnaît Jean-Michel Sauvage, mais malgré tout de nombreuses radios sont menacées… et le pluralisme avec elles. »

Le Parisien

JPEG - 330.9 ko
Voir en plus grand

Source : http://www.leparisien.fr/abo-paris/les-radios-associatives-craignent-pour-leur-avenir-19-10-2008-281414.php




0 | 1 | 2 | 3 | 4

Il y a au total 5 articles, cette page en affiche 1

Radio soutenue par la ville de saulx les chartreux le conseil general de l'essonne
© copyright L@SSOCIATION 2000 - 2017